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Un livre d’histoire commun

   
 

Le tournant écologique du renouvelable

   
   
 

Un livre d’histoire commun

Un projet inédit scellera bientôt un peu plus symboliquement encore la réconciliation entre la France et l'Allemagne au sein de l'Europe. A partir de la rentrée 2006/2007, les lycéens des deux pays pourront étudier l'histoire dans un même manuel.

C'est un ouvrage historique qui est en train de prendre forme. Dans tous les sens du terme. Tandis que les grands-parents et arrière-grands-parents se sont affrontés sur des champs de bataille, les petits-enfants vont étudier l'histoire à partir du même livre. La réalisation d'un manuel d'histoire franco-allemand vient d'être confiée aux éditions Nathan, à Paris et Ernst Klett, à Stuttgart. Ce projet inédit devrait apparaître sous forme concrète dans les cartables des lycéens des deux pays durant l'année scolaire 2006/2007.

Le manuel ne retracera pas seulement l'histoire de la France et de l'Allemagne, ni même celle des relations franco-allemandes. Son contenu sera conforme aussi bien au programme français pour le second cycle qu'aux programmes des 16 Länder allemands. Il comprendra trois volumes, édités chacun en deux versions, une française et une allemande, aux contenus et à la présentation strictement identiques. Certains documents-clés seront présentés dans les deux langues. Le premier volume, à paraître au printemps 2006, sera proposé pour la classe de terminale comme manuel classique. Il sera consacré à l'histoire contemporaine à partir de 1945. Les deux tomes suivants, destinés aux classes de seconde et de première, couvriront respectivement la période qui s'étend de l'Antiquité au Romantisme, et celle allant du 19ème siècle à 1945. Les trois volumes seront disponibles pour l'année scolaire 2008/2009.

 
   
 

Le tournant écologique du renouvelable

Soutenues par la politique du gouvernement, les énergies propres connaissent un véritable boom en Allemagne.

A la mi-juin, une nouvelle loi sur les énergies renouvelables a été adoptée afin de poursuivre le tournant écologique engagé par le gouvernement fédéral depuis six ans. La loi sur les énergies renouvelables(EEG), dont la première version est entrée en vigueur en avril 2000, a fait passer leur développement au rang de priorité par rapport aux autres sources d’énergie.

Cela leur assure un accès sans entraves au marché de l’énergie. La loi fixe également un prix minimum, garanti pendant 20 ans, pour le courant issu de ces énergies propres afin de permettre aux producteurs de rentabiliser leurs investissements technologiques.
Ainsi, c’est le consommateur qui finance le développement des énergies renouvelables. Afin d’encourager les producteurs à développer des installations qui soient, à terme, viables sans aides extérieures et compétitives, le prix garanti sera dégressif, comme le prescrit la nouvelle loi. Celle-ci prévoit aussi le développement des éoliennes off-shore (en haute mer), qui offrent de plus grandes perspectives de rentabilité et qui seront privilégiées.

Depuis l’entrée en vigueur de la loi, les énergies renouvelables ont connu un véritable boom outre-rhin. La production d’énergie a été multipliée par deux pour la biomasse, par quatre pour l’éolien et par six pour l’énergie photovoltaïque. La part des énergies renouvelables dans la production électrique est passée de 4,6 % à 8 % - ce qui représente un quasi-doublement.

Numéro un sur le marché de l’éolien, l’Allemagne est aussi le numéro deux, derrière le Japon, pour l’énergie solaire.

L’Allemagne a décidé d’abandonner le nucléaire. Son parc de centrales électriques marque par ailleurs le poids des ans et doit être profondément renouvelé. Une opportunité à saisir pour poursuivre dans la direction engagée : " en finir avec les dépendances envers les énergies fossiles, progresser vers un approvisionnement moderne, décentralisé et respectueux de l’environnement ", expliquait fin juin la secrétaire d’Etat parlementaire du ministère de l’Environnement, Margarete Wolf, à Baden-Baden. Le gouvernement fédéral entend faire passer la part du renouvelable dans l’approvisionnement électrique à au moins 12,5 % d’ici à 2010 (par rapport à l’année 2000), et à 20 % d’ici à 2020.

Une étude commandée par le ministère de l’Environnement et publiée au mois de mars affirme qu’il serait possible de produire 65 % de la consommation électrique et 50 % des besoins en chauffage grâce aux énergies renouvelables d’ici à 2050 en Allemagne. Cela réduirait d’au moins 75 % les émissions de CO2 par rapport à 2000.
En 2003, les énergies renouvelables ont permis de réduire à elles seules les émissions de dioxyde de carbone de 53 millions de tonnes.