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L’Allemagne a affiché en 2004 un excédent commercial
spectaculaire supérieur à 150 milliards d’euros
qui la place à nouveau au premier rang des nations exportatrices.
Ces résultats s’expliquent par la combinaison d’une
segmentation géographique et sectorielle judicieuses ainsi
que par les efforts engagés sur les coûts de production.
Les entreprises allemandes sont bien positionnées sur les
pays émergents et dans les secteurs de biens d’équipement,
où la demande est particulièrement forte actuellement.
A cette segmentation favorable s’ajoute l’effort de
gains de compétitivité engagé depuis plusieurs
années par les entreprises allemandes.
Afin de conforter leurs positions extérieures, les directions
d’entreprises négocient avec les syndicats des accords
d’augmentation du temps de travail et de modération
salariale avec pour contrepartie un engagement de préserver
l’emploi.
Le coût salarial unitaire, même s’il reste nettement
supérieur à la moyenne communautaire, a baissé
de 0,9 % en 2004 et devrait baisser de 1,2 % en 2005.

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La croissance du PIB en Allemagne n’aura été
que de 1,6 % en 2004, soit un résultat inférieur à
celui qui avait été envisagé et en tout cas
insuffisant pour assurer une reprise de l’emploi. Mais ce
résultat est le meilleur des quatre dernières années,
en dépit d’un recul de 0,2 % du PIB au quatrième
trimestre.
Le déficit des finances publiques aura été
de 3,7 % en 2004. L’Allemagne dépasse ainsi pour la
troisième année consécutive la barre des 3
%.
Dans ses prévisions économiques présentées
au printemps 2005, la Commission européenne, prenant en compte
les aléas monétaires et pétroliers et la moindre
croissance prévue pour la zone euro, a revu à la baisse
la croissance de l’Allemagne : 0,8 % cette année contre
1,6 % prévu par le gouvernement allemand. Ces hypothèses
sont partagées par le FMI.
L’allègement des dispositions fiscales et la morosité
de la conjoncture domestique ont un effet négatif sur les
finances publiques. La Commission ne voit pas non plus de nette
amélioration pour cette année : l’Allemagne
devrait pour la quatrième année consécutive,
afficher un déficit supérieur au plafond de 3 %, avec
3,3 %.
Après avoir atteint 5,2 millions de personnes en mars, soit
12,5 % de la population active, le nombre de chômeurs est
passé sous le seuil des 5 millions : 4,978 millions, soit
une baisse de 210.000 par rapport à mars.
Les perspectives de croissance revues à la baisse contredisent
l’hypothèse d’une reprise de l’emploi en
2005, la croissance n’étant, selon les experts, génératrice
d’emplois qu’à partir d’un taux supérieur
à 1,5 %.
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