| La
Politique européenne du Danemark
« En matière européenne, après
le refus de ratifier le traité de Maastricht en 1992, le
"compromis d’Edimbourg" a permis au Danemark de
ne pas prendre part à la 3ème phase de l’UEM,
à la politique de défense commune et au domaine « justice
et affaires intérieures ».
Les Danois ont, par référendum le 28 septembre 2000,
refusé la participation de leur pays à l’euro.
On note une nette évolution au sein de la classe politique
et de l’opinion en faveur de la levée des « dérogations ».
Toutefois, le référendum sur la ratification du nouveau
traité constitutionnel, incluant l’ensemble des dérogations,
qui devait avoir lieu le 27 septembre 2005 a été reporté
à la suite des votes négatifs de la France et des
Pays bas.
Le Danemark, qui entendait renforcer sa position au sein d’une
Union européenne, a exercé, lors du second semestre
2002, la présidence de l’Union européenne.
Il est parvenu, au Conseil européen de Copenhague (11-12
décembre 2002), à réaliser son principal objectif
: conclure les négociations d’adhésion avec
dix pays et adresser des messages positifs aux trois autre candidats.
En dépit de sa dérogation en matière de défense,
le Danemark adopte une attitude constructive dans l’élaboration
de la politique européenne de sécurité et de
défense. La solidité du lien transatlantique est en
outre jugée essentielle pour le Danemark, membre fondateur
de l’OTAN, et qui a confié sa défense aux Etats-Unis
depuis 1947.
Le Danemark, qui est membre non-permanent du Conseil de Sécurité
pour le biennium 2005-2006, est également très actif
sur la scène internationale. Outre les Balkans (participation
à la KFOR), son attention se porte sur l’aide au développement
(le Danemark est au premier rang mondial des donateurs avec un effort
s’élevant, en 2004, à 0,84% du son PIB) et les
Nations Unies (questions humanitaires, sociales, de développement
et de maintien de la paix). »
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