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L’Espagne a été le premier pays à procéder à un référendum sur la Constitution européenne

 
     
 

Un gouvernement arrivé par surprise

 
     
 

L’Espagne a été le premier pays à procéder à un référendum sur la Constitution européenne

« L’Espagne avait obtenu satisfaction au Conseil européen de Nice (décembre 2000) où son poids relatif avait été renforcé. Elle s’était opposée, sous M. Aznar et avec le soutien de la Pologne, au projet de Traité prévu par la Convention, ce qui avait conduit à un blocage des négociations.

L’arrivée au pouvoir de M. Zapatero a favorisé l’émergence d’un compromis.

Pour marquer leur attachement à l’Europe, les autorités espagnoles ont organisé le premier référendum le 20 février 2005. Avec 76,7% de votes positifs le résultat du referendum a constitué un succès pour le gouvernement en dépit d’une participation relativement faible (42,3%) mais comparable à celle observée lors des élections européennes de juin 2004 (45%).

Le résultat négatif (54,87 % de non) du referendum français et la participation massive qui l’a caractérisé (69,7%) ont eu pour effet d’amoindrir le bénéfice retiré par M. Zapatero du succès du referendum espagnol.

Devant cet échec relatif, puisque la Constitution apparaît très menacée suite aux referendums français et hollandais, le principal critère d’évaluation de la politique européenne de M.Zapatero en Espagne sera sans doute le résultat de la négociation des perspectives financières.

Premier bénéficiaire des politiques communes comme la PAC et les fonds structurels, l’Espagne continue à recevoir plus de l’Union européenne qu’elle n’y contribue, puisque son solde net pour 2000-2006 est de 49,6 Mds d’euros, contre 43,2 au cours de la période précédente.

Pour les perspectives financières 2007-2013, la préoccupation des Espagnols est donc de limiter l’inévitable dégradation de leur solde net avec l’élargissement.

Concernant le pacte de stabilité et de croissance, l’Espagne a partagé les préoccupations franco-allemandes, bien que sa situation budgétaire soit bien meilleure, et a soutenu la réforme du pacte. »

 
 
 
     
 

Un gouvernement arrivé par surprise

« Les attentats du 11 mars et leur gestion par le gouvernement sortant ont déterminé le sort des élections du 14 mars, avec une victoire surprise du PSOE (164 sièges) devant le PP (148), et ce malgré le bilan positif du gouvernement Aznar.

Le gouvernement est volontairement resserré, exclusivement socialiste et composé à parité d’hommes et de femmes.

Il manque 12 sièges au PSOE pour avoir la majorité absolue, d’où sa dépendance à l’égard des 8 voix d’ERC (parti indépendantiste catalan radical), 5 de IU (communiste) et 6 de trois partis régionalistes.

La politique du gouvernement de M. Zapatero se concentre autour de 5 axes principaux :
- La lutte contre le terrorisme
- La réforme des institutions
- L’immigration
- La politique
- Le soutien budgétaire à la croissance. »