Retour à l'accueil Quitter

Actualités

Culture

Économie

Géographie

Histoire

Jeu

Personnalités

Recettes

Témoignages

Actualités
 

Une jeune république

 
     
 

La population estonienne et l'intégration

 
     
 



Panneau indiquant un cybercafé dans la campagne estonienne
(EPA PHOTO / NIPA / TIMUR NISAMETDINOV)

 
     
 

Une jeune république

La petite république balte compte sur son entrée dans l’Union européenne pour rebondir.
En effet, au lendemain de l’indépendance en 1991, cette ancienne république soviétique s’est lancée dans l’économie de marché. Les privatisations furent menées à marche forcée tandis que toute une génération se hissait au pouvoir tant sur le plan politique que sur le plan économique. Le premier ministre, Juhan Parts, nommé après les élections législatives de mars 2003 symbolise cette nouvelle donne. Il est âgé de 36 ans et son gouvernement compte quelques ministres de moins de 30 ans. Nombre de jeunes estoniens ont ainsi profité de l’incapacité des anciennes générations, habituées au communisme, à s’adapter à des changements rapides et profonds. Jusqu’en 2001, la plus petite des républiques baltes s’est offerte une croissance moyenne annuelle de 6%.

Depuis, le rythme s’est certes ralenti. Les exportations avec l’Union européenne qui tiraient habituellement la croissance sont en diminution, subissant la crise qui touche les pays voisins…

Les estoniens attendent de leur entrée dans l’Union une hausse générale de leur niveau de vie. Car si les performances économiques peuvent être saluées, le salaire annuel moyen des estoniens reste bas (300 euros). Plus généralement, la population espère de cet ancrage un gage de stabilité et de sécurité vis-à-vis du voisin russe.

 
 
 
     
 

La population estonienne et l'intégration

L'Estonie est une mosaïque de plus de cent ethnies : estoniens, russes, ukrainiens, biélorusses, finlandais, tatars, lettons, polonais, lituaniens ou allemands.

La part des non estoniens a augmenté considérablement pendant l'occupation russe du fait de la politique d'immigration massive menée par les autorités. Si en 1934, la part des non estoniens représentait 12% de la population totale, en 1991, elle en constituait plus d'un tiers.

Réussir l'intégration signifie à la fois la nécessité de trouver un dénominateur commun à tous les membres de la société et la possibilité conjointe pour les minorités de sauvegarder leurs particularités culturelles.

Depuis 1997, un grand nombre de mesures politiques ou administratives ont été prises afin de favoriser l'intégration de tous dans la société estonienne : création d'un nouveau poste de ministre en 1997 chargé des questions de l'intégration, création d'une fondation pour l'intégration afin de développer et coordonner le processus d'intégration, programme national intitulé « Intégration dans la société estonienne 2000/2007 ».

Les principaux domaines du processus d'intégration sont l'intégration linguistique, par la création d'un champ de connaissance commun et d'un environnement estonophone, l'intégration juridico politique par la diminution du nombre de personnes n'ayant pas la nationalité estonienne, et l'intégration socio économique par l'accroissement de la compétitivité et de la mobilité sociale quelle que soit l'appartenance ethnique ou la pratique linguistique de ses membres.

Le programme approuvé par l'Union européenne dans le cadre des préparatifs à l'adhésion de l'Estonie connaît aujourd'hui des résultats très encourageants.