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La France en
panne d’Europe
« Seul un redressement de l’activité au
quatrième trimestre a permis à la France d’échapper
en 2003 à la récession économique. Après
une mince croissance du PIB en 2001 (1,8 % contre plus de 3% les
trois années précédentes), le retournement
de conjoncture a touché le pays dès l’année
2002 (1,2 % de croissance) et s’est nettement poursuivi en
2003.
Selon l’Insee, l’économie française a
donc fini l’année sur une modeste croissance alors
que son gouvernement avait tablé à l’automne
2002 sur une progression de 2,5%. Le marché du travail a
été sensible à cette morosité. Fin novembre
2003, la France comptait 2,5 millions de chômeurs soit 9,7%
de la population active contre 9,3% un an plus tôt. Une fois
encore les jeunes (+ 7,2), les 25-49 ans (+6,8%) et les chômeurs
de longue durée ont été les plus frappés
par cette dégradation de l’emploi.
L’autre domaine sensible de l’année 2003 a concerné
les finances publiques. Avec un déficit public supérieur
à la barre des 3% autorisée par le pacte européen
de stabilité, la France affiche une dette de l’Etat
équivalent à 61,8% de son PIB (contre 56,8% en 2001).
Cette situation a conduit le pays (avec l’Allemagne) à
exiger de la Commission européenne plus de souplesse dans
l’application des contraintes budgétaires inscrites
dans le traité de Maastricht, au grand dam des pays respectueux
du pacte.
L’année 2004, avec le vote négatif des français
sur le traité constitutionnel et la poursuite du déficit
public à nouveau au-delà des normes autorisées,
n’a pas contribué à faire de la France un bon
élève de l’Union européenne. »
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