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L’état
de grâce du aux Jeux olympiques a pris fin
« Traditionnellement dominée par deux partis
(à gauche, le Pasok, à droite, la Nouvelle Démocratie),
la vie politique grecque se caractérise, depuis le rétablissement
de la démocratie en 1974, par une grande stabilité
intérieure.
Les élections législatives du 7 mars 2004, remportées
par la Nouvelle Démocratie, ont confirmé la bipolarisation
de la vie politique grecque. Au pouvoir depuis 8 mois, la Nouvelle
Démocratie a remporté un succès lors des élections
européennes en confortant sa suprématie sur le PASOK
(43,34 % des voix contre 34.02 %).
Le 8 février 2005, le Parlement a élu M. Carolos
Papoulias Président de la République. Ancien ministre
des Affaires étrangères du PASOK et personnalité
consensuelle, M. Papoulias a réuni 279 voix sur 296.
Cependant, la période de grâce post-électorale,
puis de consensus national autour des Jeux Olympiques a pris fin
à l’automne 2004.
La trêve olympique a reporté de six mois la mise en
œuvre des indispensables réformes visant, autant que
faire se peut, à corriger la dérive des déficits
publics sans casser la dynamique économique du pays, et à
assainir le fonctionnement d’un Etat boursouflé sans
mécontenter l’opinion.
Mais en tardant à concrétiser ses engagements, le
gouvernement de M. Caramanlis a laissé s’installer
une impression de passivité, voire d’amateurisme, qui
lui est à présent reprochée.
La Nouvelle Démocratie, traditionnellement proche des autorités
ecclésiastiques, pâtit également du scandale
qui éclabousse l’Eglise de Grèce et son chef,
Mgr Christodoulos. » |
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