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Une politique plus sociale avec le retour de la croissance

 
     
 

Un « petit pays » extrêmement dynamique

 
     
 

Une politique plus sociale avec le retour de la croissance

« La coalition du Fianna Fail, conservateur et nationaliste (80 sièges au parlement sur 166), et des Progressive Democrats, libéraux (8 sièges), au pouvoir depuis mai 2002 a tiré les leçons du revers subi aux élections européennes de juin 2004, et a entrepris de mener, à la faveur du départ de l’ancien ministre des finances Charlie Mc Creevy pour la Commission européenne, une politique plus sociale, permise par le retour de la croissance et ciblée vers les populations les plus fragiles.

La popularité du Premier Ministre, Bertie Ahern ne semble affectée ni par l’échec d’un accord entre l’IRA et les Unionistes d’Irlande du Nord à la fin de l’année 2004, pour lequel il s’était personnellement engagé au côté de Tony Blair, ni par les affaires qui émaillent la vie politique irlandaise.

Le comblement du retard en infrastructures, proportionnel à la croissance, demeure plus que jamais prioritaire, notamment en matière de transports, d’environnement et de santé, ce dernier dossier étant confié la vice-Premier ministre Marie Harney, chef de l’aile libérale de la coalition, avec les investissements en Recherche et Développement, auxquels l’Irlande n’a consacré jusqu’à présent que la moitié de l’effort moyen des pays de la zone Euro.

Les quatre partis de gouvernement commencent à se positionner individuellement en vue des prochaines élections législatives prévues en 2007.
La prochaine échéance électorale sera le référendum sur la Constitution européenne, dont le succès est menacé par l’abstention en dépit d’un consensus favorable. »

 
 
 
     

 

 

 

Un « petit pays » extrêmement dynamique

« Les principaux axes de la politique étrangère de l’Irlande sont la solidarité entre petits Etats, l’aide aux pays en développement et le désarmement nucléaire.

La politique étrangère de l’Irlande est orientée vers l’extension des frontières de l’Europe, l’aide aux pays en développement et le désarmement nucléaire. Cette ligne constante a été légitimée par le mandat confié au ministre des affaires étrangères Dermot Ahern, par le secrétaire général Kofi Annan, pour préparer la réforme des Nations unies.

En tant qu’ambassadeur des Nations-Unies, il pourra s’appuyer sur un certain nombre d’alliés pour impulser une réforme en profondeur plus qu’un aggiornamento, ceci dû à la « priorité onusienne » de la diplomatie irlandaise. La proximité de la communauté irlandaise aux Etats-Unis et l’image de l’Irlande à l’international seront des atouts dans l’entreprise de rénovation du système onusien.

En tant que « petit Etat modèle », « tigre celtique », l’Irlande, dans une certaine mesure à l’image de la Belgique, peut adopter des positions ambitieuses qui la rendent populaire auprès de la majorité des Etats de l’Assemblée générale.

Sa réussite économique en fait un étalon pour les nouveaux membres de l’Union européenne.

Ainsi, l’engagement de l’Irlande en matière d’environnement se positionne à la pointe des exigences internationales actuelles.

L’accroissement de ses actions de coopération lui permet d’être respectée par les pays en développement. Dans la même logique de ralliement des soutiens des petits Etats, l’Irlande se positionne en faveur des élargissements de l’Union européenne. Dans une Union élargie, elle peut compter sur les nouveaux Etats membres, la zone Euro qui a favorisé son développement économique, et ses partenaires commerciaux. »