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Une politique
étrangère volontariste et parfois impopulaire
Depuis le milieu des années 90, l’Italie mène
une politique étrangère volontariste, avec des priorités
guidées par quelques choix fondamentaux : ambition de voir
reconnaître le statut de l’Italie en Europe et sur la
scène internationale, en particulier dans les zones où
elle possède une capacité potentielle d’influence
(vocation méditerranéenne et balkanique), construction
européenne, engagement atlantique.
Rome poursuit, envers les Balkans, une action originale, dictée
par son environnement naturel, par la défense de sa sécurité
et par les défis posés par la criminalité internationale,
principalement ciblée sur l’Albanie.
Dans le prolongement de “l’Agenda pour les Balkans
occidentaux” adopté par le Conseil européen
de Thessalonique, la récente présidence italienne
a souhaité mettre en place un “partenariat européen”
visant à identifier les priorités d’action permettant
à chaque pays de la zone de se rapprocher de l’UE.
Elle compte parmi les principaux acteurs internationaux dans les
Balkans par son appartenance au Groupe de contact (GB, France, Allemagne,
Italie+Russie, Etats-Unis) et au Quint (pays membres du Groupe de
contact, moins la Russie).
Sur l’Irak, M. Berlusconi s’est aliéné
son opinion publique majoritairement hostile à l’engagement
de son pays au côté des Etats-Unis en Iraq en envoyant
un contingent de 3000 militaires. Cet engagement s’est traduit
par un passif lourd ( 19 morts de Nassiria, un journaliste abattu,
deux Italiennes enlevées et finalement libérées
le 28 septembre 2004, mort du Chef des Services secrets italiens
lors de la libération de G. Sgrena, le 4 mars 2005).
L’Italie s’inquiète de la réforme du
Conseil de Sécurité qui pourrait, à terme,
donner un siège permanent à l’Allemagne.
Durant le débat à New York à l’occasion
de la 60ème AGNU, en septembre dernier, Rome a confirmé
sa totale opposition à la création de sièges
permanents supplémentaires qui serait susceptible de décrocher
son statut de celui des autres « grands »
Européens déjà membres comme la France et le
Royaume Uni, et l’Allemagne, candidate sérieuse à
un nouveau siège. Elle se bat désormais en faveur
des sièges régionaux qui pourraient aboutir à
terme à un « siège européen ».
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Les
élections présidentielles en point de mire
« Les élections régionales d’avril
2005 ont été largement remportées par l’opposition
emmenée par M. Prodi, qui a remporté les primaires
de son camp en octobre.
Le débat est également ouvert sur l’organisation
de primaires à droite, alors que le parti de M. Berlusconi,
Forza Italia et pilier de l’actuelle coalition, est passé
sous la barre des 20% contre 30% aux élections de 2001. » |
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