| 1 Quelques repères historiques
843 : Le territoire du Luxembourg est un comté
du royaume de Lotharingie. Erigé en Duché en 1354,
le Luxembourg passe par héritage à la Maison de Bourgogne,
avec Philippe Le Bon. A la mort de Charles le Téméraire,
il échoit aux Habsbourg. Partie des Pays-Bas méridionaux,
il devient espagnol (1506), autrichien (1714) puis français
(1795-1814).
Janvier 1815 : Congrès de Vienne. Création
du Grand-Duché du Luxembourg qui est rattaché à
la confédération germanique et dont la couronne est
confiée à Guillaume Ier d’Orange-Nassau.
1831 : Conférence de Londres ; le Luxembourg
est partagé entre la Belgique et les Pays-Bas.
1840-1849 : Le Luxembourg est administré par
Guillaume II ; le pays participe à l’Union douanière
avec la Prusse (Zollverein).
1867 : Par le Traité de Londres le Luxembourg
devient un Etat indépendant, neutre, sous la garantie des
grandes puissances.
1868 : Elaboration d’une Constitution, qui sera
révisée en 1919 et en 1948.
1890 : La famille de Nassau devient famille régnante.
1914-1918 : Le pays est occupé par les Allemands.
1919 : Le droit de vote est accordé aux femmes.
1er mai 1922 : Création de l’Union économique
belgo-luxembourgeoise.
1940 : Invasion allemande et annexion au Reich.
1948 : Union douanière avec la Belgique et
les Pays-Bas.
3 février 1958 : Le traité de La Haye
institue le Bénélux.
1964 : La Grande-Duchesse Charlotte abdique en faveur
de son fils Jean.
1992 : Le Parlement luxembourgeois ratifie le Traité
de Maastricht.
20 janvier 1995 : Jacques Santer devient président
de la Commission européenne et est remplacé au poste
de Premier Ministre par Jean-Claude Juncker.
7 octobre 2000 : Le Grand-Duc Jean abdique en faveur
de son fils Henri.
2 Statut politique
Le Grand-Duché du Luxembourg est une monarchie
constitutionnelle, à la tête de laquelle se trouve
le Grand-Duc Henri.
Le souverain assure le rôle de Chef de l’Etat et a des
pouvoirs spéciaux.
Il promulgue les lois.
En pratique, le pouvoir est détenu par le Premier Ministre
responsable devant la Chambre des députés (soixante
membres élus pour cinq ans au suffrage universel direct).
La vie politique luxembourgeoise est dominée
par trois grands partis :
le Parti chrétien-social (PCS), traditionnellement le plus
important au Parlement
le Parti démocratique libéral (PDL), s’appuyant
sur les milieux d’affaires, peut être considéré
comme le vainqueur des élections de juin 1999 (15 sièges).
le Parti ouvrier socialiste luxembourgeois (POSL). Traditionnellement
francophile, sa très forte implantation locale dans le sud
industriel est contestée par le PCS. D’autres partis
jouent un rôle non négligeable (Verts, ADR).
Le pays comprend trois districts administratifs (Luxembourg,
Diekirch, Grevenmacher) subdivisés en douze cantons et 118
communes administrées par un bourgmestre et un Conseil échevinal
d’une dizaine de membres.

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