Résultat
du référendum sur le traité constitutionnel
Les Néerlandais ont rejeté le traité constitutionnel
européen avec près de 63% des voix.
Contrairement à la France, le référendum néerlandais
était consultatif.
Le premier ministre des Pays-Bas, Jan Peter Balkenende a précisé
que le texte de loi demandant au parlement de ratifier le traité
constitutionnel serait retiré afin de se conformer au vote
des Néerlandais.
Les grands partis avaient cependant déjà indiqué
qu’ils se plieraient au résultat si la participation
dépassait les 30%. Celle-ci s’est élevée
à 63%.
A cette occasion voici ce que déclarait Jean Claude Junker,
alors président en exercice du Conseil européen :
« Les Pays-Bas ont voté 'non' après la France,
mais ils n’ont pas voté comme la France. En effet,
les éléments et les arguments de campagne aux Pays-Bas
étaient différents de ceux qui ont été
évoqués au cours du débat français.
Aujourd’hui, ce soir, après le débat français,
après le débat néerlandais, après le
'non' français et le 'non' néerlandais, la somme des
raisons contradictoires qui ont fait que le 'non' ait pu l’emporter
est tout à fait impressionnante…
Il faut constater ce soir que l’Europe ne fait plus rêver.
Le ferait-elle, n’y aurait-il pas d’autres éléments
dans l’explication qui feraient que le 'non' peut l’emporter,
et la France et les Pays-Bas auraient voté en faveur de cette
Constitution?
On n’aime pas l’Europe telle qu’elle est et par
conséquent, on rejette l’Europe telle qu’elle
est proposée par le traité constitutionnel.
Je reste néanmoins d’avis que le processus de ratification
doit pouvoir continuer dans les autres pays. Dans les pays qui n’ont
pas encore voté, les peuples ont le droit de s’exprimer
et les parlements ont le droit de dire leur mot et de faire connaître
leur opinion.
Il faut poursuivre ce débat parce que nous avons constaté,
et en France et aux Pays-Bas, que débat il y avait.
Et je voudrais, nous voudrions que les autres pays aient l’occasion
de se livrer avec la même intensité au même débat
portant sur les mêmes sujets.
Nous pensons qu’il faut continuer le processus de ratification,
parce que dans la déclaration numéro 30 qui accompagne
le projet de traité constitutionnel, nous avions prévu
quelle serait l’issue que le Conseil européen pourrait
donner à la situation doublement présente ce soir.
Je vais donc saisir les 16 et 17 juin, comme je l’avais annoncé
après le référendum français, le Conseil
européen de cette question. Nous procéderons à
une analyse collective de la situation dans laquelle l’Europe
se retrouve ce soir et je ferai à mes collègues au
sein du Conseil des propositions qui devraient permettre, si tout
le monde était d’accord, au Conseil européen
de prouver au monde extérieur surtout que l’Europe
fonctionne, que l’Europe est en marche, que l’Europe
sait décider. »
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