Une situation
économique complexe
« En juin 2003, plus des trois quarts des polonais approuvaient
par référendum l’adhésion d e leur pays
à l’Union européenne. Le passage s’est
cependant effectué dans des conditions complexes. La Pologne
qui fait figure de poids lourds parmi les dix nouveaux pays membres
a du gérer une situation délicate.
Malgré une timide reprise de la croissance, l’importance
du déficit des comptes publics qui atteignait les 10 milliards
d’euros en 2004, plombe la relance voulue par le gouvernement.
Par ailleurs, les privatisations d’entreprise publiques ont
rapporté moitié moins que prévu à l’Etat,
ce dernier étant contraint de recourir à l’emprunt
pour financer une partie de son déficit budgétaire.
Les restructurations en cours dans les différents secteurs
industriels, mines ou sidérurgie, s’accompagnent de
réductions d’emplois et le chômage reste à
un niveau élevé (17% de la population active).
Autre difficulté : le recul des investissements étrangers.
La Pologne qui attirait en masse les capitaux étrangers dans
les années 90 voit baisser cette source de revenus depuis
2002 et la tendance se confirme.
Cette tendance économique a pour effet d’alimenter
le mécontentement des Polonais qui conteste leur gouvernement
et ses dirigeants et se tournent vers les partis nationalistes et
anti européens.
Ces derniers misent sur l’inquiétude que provoque
l’entrée du pays dans l’Union européenne
dans une partie de l’opinion, en particulier chez les paysans.
Les quotas imposés par la Commission de Bruxelles risquent
en effet de réduire la production et donc les revenus dans
un secteur qui mobilise 20% de la population. »
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