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Victoire historique
des socialistes aux élections législatives de février
2005
« Les élections législatives anticipées
du 20 février 2005 ont permis à l’opposition
socialiste, emmenée par un nouveau leader, José SOCRATES,
de remporter une victoire historique. Avec 45 % des voix contre
29% pour le parti de l’ancienne majorité PSD (parti
social-démocrate, centre-droit) sortante, le PS obtient pour
la première fois la majorité absolue et 121 députés
sur 230, tandis que le PSD passe de 105 à 75 députés.
M. SOCRATES va donc pouvoir gouverner avec un horizon politique
dégagé.
La composition du gouvernement, entré en fonctions le 12
mars, est marquée par l’absence de l’ancien Commissaire
européen Antonio VITORINO, qui a décliné l’offre
qui lui était faite de devenir ministre.
Le gouvernement est restreint (16 ministres) et composé
à parité d’indépendants et de membres
du PS, dont la moitié avait exercé des fonctions sous
M. GUTERRES (1995-2002). Un renouvellement important de la haute
fonction publique est attendu.
Cette victoire a confirmé celle acquise lors des élections
européennes de juin 2004, lorsque le Parti socialiste avait
obtenu 45% des voix, contre 33% pour le PSD.
L’élection présidentielle, au suffrage universel,
aura lieu en janvier 2006. Antonio GUTERRES ou Antonio VITORINO
pour le PS et Anibal CAVACO SILVA pour le PSD, pourraient être
candidats.
Les sondages laissent apparaître, pour l’instant, une
nette victoire de M. CAVACO SILVA s’il choisissait de se présenter.
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Elargissement
de l’Union Européenne
Bien que Lisbonne se soit toujours déclarée favorable
à l’élargissement, celui-ci représente,
vu du Portugal, une triple menace : Lisbonne craint que le centre
de gravité de l’Europe ne se déplace vers l’est.
L’élargissement pourrait aussi causer des délocalisations
vers des pays à bas coût de main d’oeuvre.
Elle redoute également de voir disparaître la manne
européenne des fonds structurels au profit des nouveaux adhérents.
Par ailleurs, le Portugal est favorable à l’adhésion
de la Turquie.
L’entrée dans l’Union européenne du Portugal
l’a amené à s’intéresser aux pays
du Maghreb, en particulier au Maroc, avec lequel est organisé
un sommet annuel au niveau des chefs d’Etat.
Le Portugal a soutenu la mise en place d’une politique euro-méditerranéenne
plus ambitieuse ; il a coparrainé l’initiative de relance
du processus de Barcelone et se montre très attentif à
être associé à toutes les rencontres multilatérales
en Méditerranée. |
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