Retour à l'accueil Quitter

Actualités

Culture

Économie

Géographie

Histoire

Jeu

Personnalités

Recettes

Témoignages

Actualités    
       
 

La hausse des prix et le taux de chômage mettent en danger la coalition gouvernementale

   
       
 

La méfiance des citoyens Tchèques par rapport à leur classe politique...

   
       
       
       
  Centre commercial à Smichov

Centre commercial dans le quartier Smichov de Prague
(EPA PHOTO/CTK/MICHAL DOLEZAL)
   
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
 

La hausse des prix et le taux de chômage mettent en danger la coalition gouvernementale

« La large adhésion des Tchèques à l’intégration dans l’Union européenne (77,33 % de oui) cache un certain scepticisme de la population.

Le taux de participation au référendum n’a atteint que 55,2% et nombre de Tchèques continuent de s’angoisser pour leur avenir. Ils craignent notamment que l’entrée dans l’Union n’entraîne une importante hausse des prix, d’autant plus qu’une indispensable réforme fiscale doit produire une augmentation de l’essence, du tabac, des télécommunications et de certains services.

Même si le gouvernement se veut serein en annonçant une inflation de 3% en 2004, la situation économique ne rassure pas la population. En effet, si la croissance a dépassé les 3% en 2003, tirée par la consommation, l’année 20004 a vu exploser le taux de chômage touchant plus de 10% de la population active.

Le Ministère des affaires sociales ne prévoit pas d’améliorations sur ce front avant 2006. Ce sont les jeunes de moins de 25 ans à la recherche d’un emploi qui représentent le quart des chômeurs.

Profitant de la dégradation du climat social, les communistes semblent faire leur retour sur la scène politique au point de devancer dans les sondages les sociaux-démocrates, victimes de l’usure du pouvoir.

Les prochaine sélections législatives n’interviendront qu’en 2006 mais la marge de manoeuvre de la coalition gouvernementale parait d’ores et déjà assez étroite. »

   
 
   
       

 

 

 

La méfiance des citoyens Tchèques par rapport à leur classe politique

Si le communisme a disparu sous sa forme autoritaire dès 1990, bon nombre d'hommes politiques actuels sont issus de l'ex parti communiste au point qu'A Michnik a pu parler de « restauration de velours » en désignant les équipes dirigeantes actuelles.
Le citoyen Tchèque semble n'accorder qu'une confiance relative à sa classe politique touchée par une multitude d'affaires à tous les niveaux de l'Etat et l'abstentionnisme progresse à chaque élection.

A la question : « les résultats des élections peuvent ils influencer votre vie ? » (sondage effectué avant les élections législatives de 2002) 46,6% des personnes interrogées répondent « Pas du tout », 27,6% « En partie », 19% sont indécis. Seul 6,8% pensent que les résultats vont « fondamentalement » influencer leur vie.

De la même façon, les chiffres de la participation aux élections législatives montrent un effondrement spectaculaire de la participation.

Taux de participation aux élections législatives (source radio Prague 2002)

1990 96,8 %
1992 85,1 %
1995 76,3 %
1998 74 %
2002 58 %