La hausse des
prix et le taux de chômage mettent en danger la coalition
gouvernementale
« La large adhésion des Tchèques à
l’intégration dans l’Union européenne
(77,33 % de oui) cache un certain scepticisme de la population.
Le taux de participation au référendum n’a
atteint que 55,2% et nombre de Tchèques continuent de s’angoisser
pour leur avenir. Ils craignent notamment que l’entrée
dans l’Union n’entraîne une importante hausse
des prix, d’autant plus qu’une indispensable réforme
fiscale doit produire une augmentation de l’essence, du tabac,
des télécommunications et de certains services.
Même si le gouvernement se veut serein en annonçant
une inflation de 3% en 2004, la situation économique ne rassure
pas la population. En effet, si la croissance a dépassé
les 3% en 2003, tirée par la consommation, l’année
20004 a vu exploser le taux de chômage touchant plus de 10%
de la population active.
Le Ministère des affaires sociales ne prévoit pas
d’améliorations sur ce front avant 2006. Ce sont les
jeunes de moins de 25 ans à la recherche d’un emploi
qui représentent le quart des chômeurs.
Profitant de la dégradation du climat social, les communistes
semblent faire leur retour sur la scène politique au point
de devancer dans les sondages les sociaux-démocrates, victimes
de l’usure du pouvoir.
Les prochaine sélections législatives n’interviendront
qu’en 2006 mais la marge de manoeuvre de la coalition gouvernementale
parait d’ores et déjà assez étroite. »
|