Un nouveau mandat
pour Tony Blair
Réélu en 2001 et 2005, Tony Blair est le premier
chef de gouvernement travailliste à exercer trois mandats
successifs. Lors des élections du 5 mai 2005, le Labour Party
a obtenu une troisième victoire consécutive historique.
Ce succès des travaillistes marque néanmoins un net
recul par rapport à 2001, avec la perte de 46 sièges,
et une forte abstention (40 %). Ainsi, seulement un cinquième
du corps électoral a voté pour la reconduction.
Avec 36 % des suffrages, le gouvernement travailliste devance un
opposition conservatrice à 33 % des voix, le parti libéral-démocrate
atteignant 23 %.
A hauteur de 8 % les petits partis progressent, notamment en Ecosse
et en Irlande du Nord.
Le Premier Ministre dispose de la majorité absolue aux Communes
avec 356 sièges sur 659 aux Communes.
Toutefois, les difficultés rencontrées par Tony Blair
renforcent dans l’opinion britannique la position d’un
Gordon Brown critique à l’égard de l’intégration
européenne. Ce résultat ambigu ouvre un mandat plein
d’incertitudes.
L’opinion britannique sera particulièrement attentive
à ce que les intérêts nationaux soient dûment
protégés durant la présidence de l’Union,
à l’heure où des arbitrages audacieux sont nécessaires
pour préserver l’équilibre financier collectif.
La politique étrangère a contribué à
animer la campagne. La « priorité africaine »
affichée par le gouvernement a pu pallier ses insuffisances
quant à l’Iraq. En revanche l’Europe apparaît
comme la grande absente des débats, le referendum n’étant
pas un thème d’échanges et les références
à la construction européenne demeurant rares au sein
des manifestes des partis politiques. |