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diaspora slovaque en France
Ce sont des accords signés en 1920 et 1923 qui ont réglementé
l'immigration en France d'ouvriers puis de travailleurs
agricoles slovaques. Celle-ci va devenir importante lorsque le principal
débouché au surplus démographique qu'était
les Etats-Unis se ferme. 80 000 personnes venues de la République
de Tchécoslovaquie dont 70% de Slovaques arrivent alors pour
travailler en France dans les mines et l'agriculture entre
1920 et 1939.
Les contrats d'une durée d'un an au départ
vont être prolongés à la demande des ouvriers
qui souhaitaient s'installer pour une plus longue période.
En 1939, ils étaient 50 000 surtout dans les départements
du nord (Nord, Pas de Calais), du pourtour de Paris (Seine, Seine
et Oise, Seine et Marne) et dans le Gard.
Après les Accords de Munich, une deuxième vague d'immigration
arrive qui, mobilisée en 1939 et 1940, constitue l'armée
tchécoslovaque étrangère. Des unités
de cette armée ont été placées à
Béziers, Pézenas, Montpellier, Avignon, Sigean, ou
la Rochelle.
Après la défaite de la France et l'occupation
allemande environ 6000 slovaques de France et de Belgique rentrent
en Slovaquie. Ceux qui sont restés s'engagent dans
des mouvements contre le fascisme ou des groupes de combat. 400
d'entre eux participent à la libération de Paris
en août 1944.
Après 1948, le changement de régime politique contribue
à couper les expatriés de leur pays d'origine.
Mais jusqu'en 1990 un petit flux constant d'intellectuels
et de dissidents continue à s'installer en France même
si les Etats Unis sont redevenus le débouché principal
des immigrants.
Depuis, les contacts entre la France et la Slovaquie se sont intensifiés
et un grand nombre d'étudiants slovaques viennent valider
leur formation dans une école ou une université française
afin d'obtenir un diplôme conforme aux normes de l'Union
européenne.
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