Si le pays est
sur la bonne voie pour son adhésion à l'Union européenne,
il doit encore poursuivre son ouverture vers l'extérieur
La Slovénie est un des anciens pays socialistes les plus
développés. Avant même son entrée dans
l'Union européenne, la Slovénie a atteint le niveau de la Grèce
et du Portugal. Son intégration ne devrait donc pas poser
de problèmes, la Commission européenne estimant que
son économie devrait être "concurrentielle au
sein du marché européen".
Le pays connaît en effet une croissance régulière,
atteignant les 3 % en 2002. Depuis deux ans, le taux de chômage
y est inférieur à 6 % et le pouvoir d'achat
des Slovènes atteint aujourd'hui 70 % de la moyenne
de l'Union.
Il reste cependant des progrès à réaliser.
Entourée d'États puissants et absorbée
tout au long de son histoire par ses voisins, la Slovénie
tient aujourd'hui à son indépendance, chèrement
acquise en 1991 avec l'éclatement de l'ex-Yougoslavie.
Se méfiant des appétits étrangers, elle peine
encore à s'ouvrir aux investissements privés
venus d'ailleurs.
De la même façon, la privatisation de l'important
secteur public, héritage de l'ancienne gestion étatique,
avance encore trop lentement aux yeux de la Commission européenne.
Fervent défenseur de l'ancrage du pays à l'ouest,
le président Janez Drnovsek, économiste et ancien
Premier ministre élu en décembre 2002, entend bien
accélérer le processus d'ouverture vers l'extérieur.
Les Slovènes semblent d'ailleurs le suivre sur cette
voie, puisque 90% d'entre eux ont voté "oui"
au référendum pour l'adhésion à
l'Union européenne le 23 mars 2003 (avec un taux de participation de 60%)
et deux tiers d'entre eux (66%) ont accepté que la
Slovénie devienne membre de l'Otan.
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