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Dans le but de faciliter la mobilité des étudiants et leur accès au monde du travail en Europe, la construction d'un espace européen de l'enseignement devrait être achevée en 2010



Des diplômes communs à tous les pays européens ? C'est l'objectif de l'harmonisation des cursus universitaires.
 
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Dans le but de faciliter la mobilité des étudiants et leur accès au monde du travail en Europe, la construction d'un espace européen de l'enseignement devrait être achevée en 2010

Contenu de formation (générale, théorique ou professionnelle), organisation et durée des cursus, système de notation et de diplômes : chaque pays européen possède son propre système d'enseignement supérieur. Les étudiants s'y retrouvent relativement bien quand ils choisissent de poursuivre leurs études et de travailler dans leur pays d'origine. En revanche, s'ils décident de franchir les frontières de leur pays, les choses se compliquent…

Pour valoriser une expérience européenne sans perdre une ou plusieurs années d'études, une des solutions est d'opter pour un programme garantissant la validation des acquis obtenus à l'étranger (programme officiel de type Erasmus) ou de se plonger dans les nombreux textes sur les équivalences. D'un pays à l'autre, en effet, des diplômes de même nom n'ont pas la même signification : ainsi, une “licence” obtenue en trois ans en France n'a pas le même sens qu'une “licenciatura” espagnole, qui valide quatre à cinq années d'études et un mémoire. De même, l'accès au monde du travail peut être conditionné par des critères qui varient. Ainsi, l'ordre des ingénieurs italiens n'autorise pas un ingénieur français à exercer sa profession en Italie.
Afin de favoriser les comparaisons des diplômes et équivalences, ainsi que la mobilité des étudiants et leur accès au monde du travail en Europe, les pays de l'espace européen ont décidé d'harmoniser les cursus de formation et de mettre en place des diplômes communs. Ce processus, lancé lors du sommet européen de la Sorbonne en 1998, s'est vu confirmer et affiner au cours des sommets de Bologne (1999) et de Prague (2001). Concrètement, la nouvelle architecture des études s'organisera en trois niveaux.

Premier niveau : la licence, diplôme à bac + 3, sera ouverte aux bacheliers et sanctionnera un niveau correspondant à l'obtention de 180 crédits européens (chaque année validée permettant l'obtention de 60 crédits). Organisé en six semestres, ce cursus permettra d'accéder aux programmes du master. Second niveau : le master, diplôme à bac + 5, sera ouvert aux licenciés et sanctionnera un niveau correspondant à l'obtention de 120 crédits européens après la licence.

Ce cursus de quatre semestres comprendra une voie à finalité professionnelle, débouchant sur un master professionnel, et une voie à finalité de recherche débouchant sur un master recherche, requis pour l'accès au dernier niveau, le doctorat (bac + 8). L'achèvement de la construction de ce grand espace européen de l'enseignement supérieur est fixé à 2010, avec une conférence intermédiaire qui a eu lieu fin 2003 à Berlin.

Marie Révillion

 
 

 

 


En savoir plus

WEB
http://www.sup.adc.education.fr/europedu/french/: suit pas à pas la construction de l'espace européen de l'enseignement supérieur et propose des liens utiles pour s'informer.