La
sécurité alimentaire est devenue une priorité
européenne
Maladie de la vache folle, épidémie
de fièvre aphteuse, listériose et autres dioxines,
depuis le milieu des années 1980, les crises alimentaires
se sont multipliées, alertant les consommateurs et obligeant
les autorités européennes à mettre en place
de nouveaux dispositifs de contrôle de la sécurité
alimentaire.
Pourtant les dangers liés à l’alimentation
ne sont pas nouveaux et les risques encourus par les consommateurs
sont plus faibles qu’autrefois.
Mais notre mode de consommation a beaucoup évolué
: désormais près de 80% de notre alimentation proviennent
de produits alimentaires transformés. Cette nouvelle donne
a obligé les autorités sanitaires à s’adapter.
Jusqu’en 1977, la sécurité alimentaire
en Europe relevait uniquement de la Direction générale
de la Santé et de la Protection des consommateurs. Mais l’épidémie
d’encéphalite spongiforme bovine a obligé les
institutions européennes à se réformer. Neuf
comités scientifiques indépendants, chargés
d’émettre des avis sur les questions de sécurité
alimentaire, ont alors été crées au niveau
européen. Puis, en 1999, la sécurité alimentaire
devient la grande priorité de l’Union européenne.
De nombreux règlements relatifs à l’étiquetage
et à la traçabilité des produits sont adoptés,
le principe de précaution est élargi à l’échelle
européenne, tandis qu’une vaste réflexion est
lancée sur le thème de la sécurité alimentaire.
C’est cette réflexion qui a abouti en
2000 à la publication d’un Livre Blanc proposant un
ensemble de nouvelles mesures telles que la création d’un
comité permanent de la chaîne alimentaire et de la
santé animale ou de l’Autorité européenne
de la sécurité alimentaire (l’AESA). La mission
de l’Autorité ? Faire le lien entre la Commission européenne
et les consommateurs en fournissant des avis scientifiques, en identifiant
les risques émergeants, en assistant la Commission dans les
situations d’urgence, tout en étant en dialogue permanent
avec le grand public.
Reste que, en complément de ces dispositifs communautaires,
les consommateurs de l’UE ont aussi un rôle à
jouer en matière de sécurité alimentaire.
Ne serait ce qu’en choisissant attentivement
les produits qu’ils consomment et en respectant les règles
d’hygiène essentielles à la bonne conservation
des aliments.
BC |