Le
développement durable : une prise de conscience collective
Mettre en place un développement économique
qui tienne compte « des besoins présents sans compromettre
la capacité pour les générations futures à
répondre à leurs propres besoins », tel est
l’engagement pris par les 180 pays réunis au sommet
de la terre à Rio en 1992.
Cet engagement a été confirmé
par l’adoption d’un « plan d’action »
dix ans plus tard lors du sommet mondial du développement
durable de Johannesburg.
Si la définition du développement durable
est assez récente, cette idée s’inscrit néanmoins
dans la continuité de la politique en matière d’environnement
de l’Union européenne.
En effet, depuis une trentaine d’années,
l’UE s’est toujours efforcée de prendre en compte
l’environnement dans la mise en place de la politique commune.
Deux cent lois ont ainsi vu le jour et des progrès significatifs
ont été faits dans différents domaines, notamment
en matière de lutte contre la dégradation de l’air
et de l’eau.
La pollution ne connaissant pas de frontières,
les questions environnementales constituent le domaine par excellence
dans lequel les pays peuvent agir ensemble et imaginer des politiques
communes. Un pas supplémentaire a été franchi
lors du sommet européen de Goteborg en 2001 qui a débouché
sur l’adoption d’une stratégie communautaire
en faveur du développement durable. Lors de l’élaboration
de nouvelles politiques, la croissance économique, la protection
sociale et la politique environnementale sont désormais reconnues
comme ayant la même importance. Les deux premières
ne peuvent donc plus être favorisées au détriment
de la troisième. Cela signifie également que les objectifs
environnementaux doivent tenir compte des implications économiques
et sociales.
En 2001, l’UE a également lancé
son sixième programme d’actions pour l’environnement.
Il fixe les objectifs, les budgets et les priorités jusqu’à
2010.
Changement climatique, protection de la nature, respect
de la biodiversité, santé, qualité de vie,
utilisation des ressources naturelles et gestion des déchets
ont été définis comme domaine d’action
urgente.
L’adoption d’une stratégie communautaire
et la législation dans le domaine de l’environnement
faisaient partie des conditions préalables à l’adhésion
des pays candidats. Certains ont déjà réalisé
des progrès aussi rapides qu’impressionnants. Un budget
de 500 millions d’euros par an a été prévu
pour soutenir entre 2000 et 2006 les investissements dans les structures
environnementales.
La Commission européenne a estimé que
les nouveaux pays membres devraient consacrer deux à trois
pour cent de leur PIB pendant vingt ans à des améliorations
dans ce domaine.
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