Parce qu'à chaque élargissement
de l'union ce sont les valeurs de respect
de la démocratie, de règlements
pacifiques des différends et de relations
de bon voisinage entre les Etats membres qui s'étendent.
Même si les Européens se sont si bien
habitués aux bonnes relations entre pays qu'elles paraissent
une évidence, il ne faut pas oublier que
l'éclatement de l'ex-Yougoslavie dans les années
1990 a montré que même en Europe de nos jours une guerre
était encore possible.
A l'origine, c'est la mise en commun de l'acier
et du charbon allemand et français, préconisée
par le plan Schuman du 9 mai 1950 qui a permis une réconciliation
durable entre les deux pays, en les privant des moyens stratégiques
de se faire la guerre.
Concrètement, pour entrer
dans l'Union, les dix pays adhérents ont dû commencer
par régler leurs différends frontaliers, par
apaiser la question des minorités et établir entre
eux et avec les Etats membres actuels des relations de confiance.
La division de Chypre est la
seule question majeure qui à ce jour n'a pas
pu être réglée.
Le premier des trois critères d'adhésion
adoptés par le Conseil européen de Copenhague de 1993
porte sur la présence chez les adhérents,
d'institutions stables garantissant la
démocratie, la primauté
du droit, les droits de l'homme,
le respect et la protection des minorités.
Par ailleurs une Europe unifiée, démocratique,
exigeante quant à la protection de ses frontières
contribue à maintenir la stabilité dans son entourage
et à mettre en place des relations durable avec ses voisins.

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