La libre circulation
des personnes est une des quatre libertés
fondamentales de l'Union européenne. Cependant,
contrairement à ce que l'on pourrait imaginer l'adhésion
à l'Union européenne a pour l'instant
plutôt limité les flux migratoires
à l'intérieur même de l'Europe.
L'expérience de l'adhésion
de l'Espagne et du Portugal, grands pays d'émigration,
a montré que l'entrée dans la Communauté
a offert aux travailleurs de ces pays, après le retour à
la démocratie, les conditions économiques et les perspectives
d'avenir qui leurs manquaient précédemment.
De la même façon, il semblerait que
les habitants des pays adhérents seraient
plutôt tentés de rester dans leur pays, à
la fois parce qu'ils y sont attachés, parce que la croissance
économique y est plus rapide qu'ailleurs dans l'Union et
parce que la situation du marché de l'emploi dans les Quinze
n'est pas très attractive pour l'instant. D'après
une étude citée par la fondation Robert-Schuman, il
n'y aurait pas plus de 150 000 nouveaux adhérents de l'Union
européenne qui choisiraient de s'installer dans un autre
pays européen.
Pour les autres types d'émigration,
les pays adhérents vont mettre en œuvre les dispositions
de l'accord de Schengen ce qui implique un renforcement
des futures frontières externes de l'Union européenne
afin de lutter contre l'immigration clandestine en plus d'une
politique des visas, d'une coopération entre États
membres, d'une coopération générale entre
les polices, d'une coopération en matière criminelle,
de la protection des données personnelles et de la lutte
contre la drogue. La levée des contrôles aux frontières
internes ne sera prise qu'au cas par cas.
On pense que les pays adhérents
vont ainsi devenir plus attractifs pour leurs voisins non encore
intégrés dans l'Union, ce que montre
une nouvelle immigration qui se manifeste déjà (Ukraine
vers la Pologne, Roumanie vers la Hongrie, Ukraine, Biélorussie,
Russie ou Turquie vers les pays frontaliers).

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